La Ville de Charleville-Mézières a initié la restructuration de la friche industrielle de la Macérienne pour la transformer en nouveau tiers-lieu culturel et festif.
Irriguée par un méandre de la Meuse pour produire son énergie hydromotrice, l’usine, créée en 1878 par Gustave-Adolphe Clément, fabrique des cycles, des automobiles, des engins et emploie 650 personnes jusque dans les années 50′.
Elle est ensuite transformée en fonderie et cesse son activité à la fin des années 80′.
Depuis cette date, l’usine désaffectée est occupée par les associations Frap et Flap qui y organisent des événements culturels et festifs, et qui produisent notamment le festival de musique rock « le Cabaret Vert » chaque été sur la plaine contiguë.
Dans le cadre de la transformation du site industriel, la Ville a confié la gestion du site à l’association Flap « La Macérienne » pour y développer des bureaux pour les associations locales, un espace événementiel, une école du bois, et une école de musique avec un auditorium associé.
L’hôtel « ma Bohême » (en hommage à Arthur Rimbaud) vient compléter ce généreux programme culturel en offrant, des hébergements, un food-court et, en interface avec la Macérienne, un foyer commun avec le nouvel espace musical.
Le volume compact de l’établissement hôtelier se développe dans la trame de l’usine, dans la profondeur du terrain, de l’avenue Louis Tirman, jusqu’à la plaine, en retrait de la halle industrielle.
Les chambres se développent sur trois niveaux, le troisième étage est en attique pour dégager des terrasses pour les grandes chambres familiales et pour s’aligner au gabarit de la halle industrielle adjacente.
Le rez-de-chaussée concentre tous les espaces communs, le lobby, le breakfast, le back-office, les réserves, la cuisine et tous les espaces logistiques.
Le food court intégré au rez-de-chaussée accompagne la cour couverte implantée en interface avec l’accueil du nouvel espace musical de la Macérienne.
Cette cour couverte et le food-court de l’hôtel constituent un espace mutifonctionnel convivial et partagé avec la Macérienne pour en faire un tout cohérent et fonctionnel.
Le mur de clôture originel de l’usine est conservé et restauré, son matériau, la pierre jaune de l’Argonne ardennaise est reprise pour les modénatures de l’hôtel.
La brique rouge locale est réemployée pour les sols de la cour couverte et les espaces communs de l’hôtel.
Le quatrième étage est un rooftop en panorama sur la ville, la forêt ardennaise et sur les méandres de la Meuse.
Ce rooftop offre une vue exceptionnelle sur la plaine pour profiter pleinement des concerts du Cabaret Vert et écouter Patti Smith chanter les poèmes d’Arthur Rimbaud.