En 1994, dans le cadre du développement du nouveau quartier de la Zac Salengro au Kremlin-Bicêtre, l’architecte Gilbert Picquenard livre la résidence René Dubos pour les étudiants de l’École d’Agronomie de Paris.
La résidence offre 115 logements partagés, regroupant plusieurs chambres d’étudiants en simplex ou en duplex.
Trente ans plus tard, les étudiants de l’Ecole d’Agronomie libèrent la résidence pour se rapprocher de leur nouvelle école du plateau de Saclay.
Le Groupe Agrica, propriétaire du bâtiment, décide d’engager la rénovation de la résidence, tant du point de vue programmatique, que du point de vue énergétique, et de son image.
Pour répondre aux attentes des nouvelles générations d’étudiants, les grands appartements partagés d’origine sont divisés en studios et les surfaces des séjours des grands duplex sont augmentées.
Pour maintenir un esprit de convivialité et de partage, ces espaces communs sont agrandis et augmentés et de nouveaux usages sont intégrés, comme une grande cuisine partagée, une salle de jeux et un fitness, qui accompagnent la grande salle d’étude transformée en co-working.
Les intérieurs sont totalement rénovés et partiellement redistribués, une nouvelle décoration intérieure est développée pour donner une nouvelle jeunesse à la résidence.
Pour accompagner les nouvelles pratiques de déplacement, un large parc de stationnement pour les vélos est créé dans les volumes existants et le parking est équipé de bornes de recharge électrique
Du point de vue environnemental, la production de chauffage au gaz est remplacée par une pompe à chaleur, l’isolation thermique de l’enveloppe est renforcée, les protections solaires sont modernisées, le DPE existant est amélioré pour une nouvelle consommation énergétique diminuée et mieux maîtrisée.
L’impact carbone de cette rénovation est réduit à son minium, la totalité de la structure en béton armé existante est conservée, le réseau de distribution électrique existant est conservé, l’isolation existante est conservée/renforcée, les sanitaires sont réemployés, la majeure partie des cloisonnements intérieurs est conservée.
En accord avec l’architecte d’origine et avec l’ABF, les façades sont embellies, une nouvelle colorimétrie affirmée permet de souligner le vocabulaire architectural originel tout en lui conférant un aspect davantage en accord avec son époque et avec les attentes, « le mood » des étudiants des générations actuelles et à venir.